Une scolarité harmonieuse est possible – Dossier L’école pour tous – La Vie – 29 août 2019

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L’ÉCOLE POUR TOUS

Dans le dossier « L’école pour tous », du magazine La Vie, le ministre de l’Éducation nationale explique ses réformes pour une école inclusive. Un défi, alors que 350.000 élèves handicapés font leur rentrée. La suite de ce dossier et les interviews permettent d’ailleurs d’évaluer le parcours du combattant des parents d’enfants handicapés pour trouver des structures adaptées qui accueilleront leurs enfants. Sollicitée par le magazine, la FFDys, via sa vice-présidente Lætitia Branciard, fait le point sur les difficultés rencontrées pour faire respecter les aménagements scolaires…

« Il y a une urgence à développer les aménagements aux examens, comme le tiers-temps supplémentaire ou l’autorisation d’un ordinateur et d’un correcteur d’orthographe. » Laetitia Branciard, FFDys

CONTINUITÉ DES ADAPTATIONS
« Sous la pression des professionnels et des associations spécialisées, des prises en charge se formalisent tout doucement. Ainsi, les établissements disposent de différents dispositifs, selon les difficultés rencontrées par l’élève, pour favoriser sa réussite scolaire. « Les élèves “dys” bénéficient le plus souvent de projets d’accompagnement personnalisé (PAP), qui permettent de mettre en place des adaptations pédagogiques. Le projet personnalisé de scolarisation (PPS) est plus rarement utilisé, mais, contrairement au PAP, il a un caractère opposable, puisqu’il relève des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) », détaille Laetitia Branciard, vice-présidente de la Fédération française des dys (FFDys). Les familles rencontrent parfois des difficultés à faire respecter les aménagements scolaires dans toutes les matières, particulièrement au collège. « Pour les dys, il y a aussi une urgence à développer les aménagements aux examens, comme le tiers-temps supplémentaire ou l’autorisation d’un ordinateur, d’un correcteur d’orthographe », ajoute Laetitia Branciard. Il n’est pas rare que les enfants aient droit à ces adaptations pendant l’année, mais qu’ils se les voient refuser au moment de passer un examen.
Les familles dont les enfants présentent un haut potentiel peuvent se tourner vers le référent élèves intellectuellement précoces (EIP) de leur académie. « L’école peut proposer à ces élèves un enrichissement ou un approfondissement des enseignements », explique Monique de Kermadec, psychologue. Et de citer des groupes de discussion « philo », des travaux basés sur les recherches personnelles, un apprentissage plus intensif d’une langue étrangère, mais aussi l’accélération du parcours scolaire et le décloisonnement des classes dans certaines matières. « Dans un collège de l’Essonne, où je travaillais auparavant, les emplois du temps des différentes classes ont été alignés pour permettre aux HP de suivre quelques cours dans le niveau supérieur », relate Florence Pâris, chargée de mission EIP de l’académie de Paris. Autre mesure garante de réussite : le tutorat par un adulte de l’établissement.
Les établissements peuvent aussi se référer au vade-mecum publié au printemps, à la suite des travaux menés au ministère de l’Éducation nationale.

LISETTE GRIES • La Vie – 29 août 2019

 

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La Vie
Dossier L’école pour tous
29 août 2019

AU SOMMAIRE
Une scolarité harmonieuse est possible
En classe avec des enfants différents
“L’école inclusive est l’école de l’esprit d’équipe“
“Sa place est dans le système scolaire !“
La vie d’un jeune « Aspi » vue de l’intérieur