Le combat d’Anthon, dyspraxique, pour réviser l’évaluation de son bac refusé pour 0,48 point
Le parcours scolaire et la vie d’Anthon, jeune Mérignacais dyspraxique, ont été brisés après une agression traumatique et un échec au bac 2025, raté de 0,48 point.
Sa famille, soutenue par des associations, pointe de nombreux dysfonctionnements dans le déroulé de l’épreuve, qui n’aurait pas été aménagée en fonction de son handicap, comme le veut la loi. Ils demandent à l’Éducation nationale de revenir sur sa note.

Le journal SUD OUEST du 9 août 2026 consacre un article à Anthon.
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« Je m’appelle Anthon et je suis dyspraxique depuis la naissance. » Le jeune homme de 18 ans, rencontré avec sa famille dans le centre de Mérignac, a choisi de lire son histoire, qu’il a dictée à sa mère. Celle d’une vie qui a basculé deux fois. Le 8 mai 2025, lorsqu’il s’est fait agresser à l’arme blanche dans la rue et a cru mourir. Et le 9 juillet, deux mois plus tard, pour 0,48 point qui lui manquait pour atteindre la moyenne de 10 au bac, refusé. « Je n’ai pas seulement perdu un examen. J’ai perdu mon avenir. » Un an plus tard, les blessures sont toujours vives. Et le regard sombre, malgré le soleil de l’été. …
… Stress post-traumatique
Mais à un mois du bac 2025 (STMG), il est victime d’une agression « d’une grande violence » par trois jeunes, dont deux mineurs. Il en réchappe non sans séquelles : « stress post-traumatique, paralysies du sommeil, insomnies chroniques ». L’affaire est toujours en cours de jugement.
Résilient, Anthon se présente pourtant à l’examen, avec en poche un certificat du CHU de Bordeaux qui prescrit un secrétaire-scripteur pour l’assister. Mais durant l’épreuve, ce dernier refuse de prendre sa dictée. « Il considérait que sa copie n’était pas si illisible que ça. De quel droit ? », relaie sa mère, qui a signalé l’incident. Les notes qui suivent …
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Le 30 juin 2026, la FFDys alertait sur la vie d’Anthon désormais en suspend à cause d’une administration qui nie l’évidence.

Des situations sont régulièrement signalées à nos associations comme par exemple :
- Des aménagements accordés mais insuffisamment appliqués,
- Des refus motivés par des notes de service internes qui réduisent la règlementation nationale,
- Des informations erronées de la part des établissements scolaires.
Les aménagements d’examen ne constituent ni un avantage ni un privilège. Ils sont la traduction concrète du principe d’égalité des chances, ils sont prévus par la loi et les règlements.
Pourtant, le handicap dérange toujours, le mépris persiste.
Au-delà du dossier du jeune bordelais, c’est la question du respect des droits de milliers d’élèves présentant des troubles DYS qui se pose.
Pour toutes ces raisons, aujourd’hui encore :
👉 Nous appelons les pouvoirs publics à engager des actions immédiates pour clarifier et simplifier les procédures d’aménagement.
👉 Nous appelons les pouvoirs publics à améliorer la qualité des informations données aux familles dès l’entrée des enfants à l’école.
👉 Nous appelons les pouvoirs publics à mettre en place des actions de formation à destination de tous les acteurs en charge du handicap et notamment ceux de l’éducation nationale.
👉 Nous appelons aussi tous les parents et enfants en détresse à faire remonter leurs témoignages à nos fédérations !
Nous en avons besoin pour avancer sur ce dossier, contactez-nous !
Coordonnées :
✔️ Fédération Française des Dys (FFDys), Nathalie Groh, présidente
Contact : presidence@ffdys.fr – 06 67 83 25 66
✔️ Fédération Dyspraxique Mais Fantastique, Vanessa Jalabert, présidente
Contact : fdmfpresidence@dyspraxie.info 06 95 75 87 96

