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Le statut des accompagnants

Quel statut pour les accompagnants ?

Il y a lieu de distinguer les besoins en accompagnement scolaire, destinés à permettre et/ou faciliter l’accès aux apprentissages, des autres accompagnements.

Accompagnement scolaire

Les accompagnants en milieu scolaire (y compris l’aide aux devoirs) doivent être formés :

à tous les handicaps, à l’accès aux apprentissages différenciés aux différents âges de l’enfant (préélémentaire, primaire, collège, lycée).

La formation professionnelle de ces personnels est la condition nécessaire à l’efficacité des réponses apportées. Cette formation doit se décomposer, comme celle des enseignants, en formation initiale et formation continue, formation complémentaire en fonction de l’enfant accueilli. La FFDys demande la définition d’un véritable métier avec prise en compte de débouchés et de plans de carrière, des conditions d’exercice décentes pour garantir la qualité des personnels recrutés.

Accompagnement extra-scolaire

La FFDys demande que l’accompagnement scolaire de l’enfant puisse être complété, lorsque c’est nécessaire, par un accompagnement extra-scolaire. La FFDys pense qu’il n’est pas nécessaire que l’enfant soit accompagné par la même personne à l’école et dans les autres lieux de vie. Cela dépend toutefois de la nature même du besoin d’accompagnement: certains auront besoin d’accompagnement pour répondre à des besoins scolaires uniquement alors que d’autres auront des besoins identiques à l’école et en dehors de l’école (ex : aide à la communication pour un enfant dysphasique). Les professionnels du médico-social ont toute leur place pour former et accompagner ces accompagnants. Toutefois, la FFDys rappelle que peu d’enfants sont suivis par des SESSAD puisque peu de SESSAD dys existent à ce jour. Ces SESSAD devront être développés. Cette mission devrait être intégrée dans la réflexion en cours sur la réforme des annexes 24. Une meilleure évaluation des besoins de l’enfant, un PPS plus finement élaboré, la mise en place de conventions entre le médico-social et l’éducation nationale, et la coordination des acteurs autour de l’enfant permettra de faire le lien entre les interventions scolaires et extra-scolaires.

Tous les besoins d’accompagnement ne sont pas couverts par ces réflexions. A titre d’exemple, on peut citer les besoins suivants :

–        Accompagnement pour se rendre chez un professionnel libéral, pour des enfants non accompagnés par des services médico-sociaux.

–        Adaptation de l’apprentissage d’une langue vivante étrangère, pour lequel aucune réponse spécifique n’existe à ce jour pour les enfants dys (orthophoniste spécialisé ? enseignant formé spécifiquement ?)

–        Tutorat pour la recherche de stage, accompagnement vers l’emploi